Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 210

jeudi 17 juillet 2014, par Anna Jouy

"des idées qu’on hébergerait sans raison vous quittent.."

substituer l’écrit par la vie. chercher l’état de sa frontière. prendre fait alors de l’inaccompli... tous ceux qui partent..

retourner dans son devenir, débouler la coquille, le colimaçon, le repasser à la claque brûlante d’un acier
se demander quelle longueur on héberge en soi : l’empan ou l’embrasse, le compas ou le mur à mur, un jardin ou un pays...? un grain de minuscule.

dedans, des "hidées", phrases déperdues. on aimerait que rentre chez soi le monde, qu’il revienne par l’horizon ramenant du voyage cette étoile du berger pointant sur le matin.
des "hidées" épicées, celles du vent chevelu dans ce bouleau, des "hidées" de poussière que je dresserais d’un doigt dans le poème en y traçant un cœur. (derrière le sol est un sacré mystère)

arrive-t-on un jour à bout d’écrit parce qu’on n’a pas connu...?
jamais la Terre n’a été ronde. je ne suis pas revenue... alorst tant que je n’apercevrai pas au détour de la lumière, devant moi, ma propre silhouette, je pourrai me dire que ce n’est pas fini..

mais alors, si jamais...?


un soir décrit par N. Bouvier, dans L’usage du monde / une odeur de melon.

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Messages

  • désir de posséder le monde
    et
    dans le même temps (?)
    de s’en libérer

    La mémoire
    c’est cette capacité
    à retenir
    des "choses"
    qui ne se sont pas incorporées à notre âme
    ...
    autant les redonner
    au monde
    que de continuer à les satelliser.

    et alors
    (comme je l’ai entrevu ici)
    leur lumière
    libérée
    nous nourrit.

    • découvre votre intervention maintenant...tardive trop pardon (spam elle étiat classée !)
      la mémoire c’est la soupe originelle de toutes nos "constructions" . sans elle, nous ne serions qu’une suspension sans racines, sans sève, et sans feuillage
      le vrai défi est de nous en hisser corps et âme

  • (longue hésitation avant d’oser à nouveau
    raturer en ces lieux)

    j’entends que vous dites
    "la mémoire c’est la soupe originelle de toutes nos "constructions"
    et je crois percevoir effectivement
    cette soupe originelle.

    Mais alors
    il nous faut distinguer plusieurs type de mémoire
    celle de la peau
    et de son prolongement distingué (le cerveau)
    qui est fil (ou surface, ou volume ou ...*)
    d’impressions (empreintes (persistance) de la sensation)
    ...
    de celle que j’évoquais
    et que l’école des maîtres explicateurs fait gonfler en (ou à côté de) nous
    corps étranger qui parfois se substitue au notre.

    Le "je me souviens"
    peut donc signifier
    "cette brûlure** m’a laissée une cicatrice qui me parle encore*** "
    ou
    "ceci est dans ma bibliothèque"
    (il y a certainement une image plus juste
    ... pour l’instant je n’ai que celle-ci)


    * + le temps
    ** le plaisir est aussi une brûlure
    mais qui s’exprime dans un registre
    associé au "fait du bien"
    *** et d’où pourra naître une de "nos constructions"

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