Journal poétique / www.jouyanna.ch

corrections

lundi 6 octobre 2014, par Anna Jouy

Alors se jettent des cris clairs, par bourses de gouttes, du drap volatil qui s’enfuit

je secoue mes mots à la fenêtre et ce sont des corneilles qui montent

Comme tout peut parfois disparaître en claquant des mains ! Ébruité et sauvage

Sous mes doigts un poème s’éteint. Il a battu quelques instants entre les pages.
J’ai chassé le mouron inutile.
Je suis nue sous la peine.

Ne reste pas grand-chose au chapitre dédit
des virgules qui plantent langue, pareille à celle des oiseaux.


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Messages

  • Le poète est un oiseau
    ...
    Le poème est un oiseau
    ...
    Ici quelques regrets (?)
    ils n’ont pas le même ciel de liberté

    Pour retenir le second
    à terre
    le premier doit l’emprisonner dans un peu
    d’embonpoint
    Courageux poète
    celui qui y renonce
    et le laisse s’échapper.

    (Dans "Le coeur cerf"
    Giono évoque
    tout ce qui a été inventé par les anges
    pour enfermer l’homme
    et l’empêcher de courir partout
    au paradis)

    Merci pour ce texte
    et bonne journée

  • merci d’y mettre vos réflexions.

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