Journal poétique / www.jouyanna.ch

route

samedi 11 octobre 2014, par Anna Jouy

Je pose mon masque dans le travers.
Regarde de plus près, je suis morte.
Oui sur le bas-côté de moi, il n’y a déjà plus personne
Qu’un accident de rouille et des herbes qui me percent

Je reviens en arrière, je remonte c’est si loin le jour qui déglingue
Après
ce n’est qu’un énorme ralenti avec en fin d’images un cri, une prière.
Je finirai avec Dieu à la bouche, autant que j’ai vécu
Bon Dieu !

Dans le pré où j’ai misé ma tombe, c’est un onglet de plumes et de moineaux
L’affaissement de ma cendre dans l’une qui dérape

J’aime offrir au vent mon usure,
indifférente, lente dans les travers des aubes et des hivers

< >

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.