Journal poétique / www.jouyanna.ch

store

mercredi 19 novembre 2014, par Anna Jouy

J’ai un store à lamelles qui me barre l’essentiel. J’ai comme ça des lignes d’absence qui zèbrent et me tranchent.
Je poste mon regard sur le fil de l’ombre. Je suis faite de marches et contre marches, l’épluchure monogramme de l’insubstance ; à l’économe on me déroule. Et dedans un noyau, la pépinière de quelques hématomes et un rire sec et sans boyau.
Je cible à l’équerre, un horizon métallique à fleur de paupières. J’évalue par séquences le crescendo du matin
Le temps passe comme moi, d’un étage à l’autre. Puis je ferme les yeux, je descends dans les cryptes où il se déforme. Je l’emporte je l’apporte le déporte encore, au pas de pelle, outil du creusement. Je remonte ensuite qui grince.

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