Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 322

vendredi 2 janvier 2015, par Anna Jouy

Cycles de fiel, l’aube aux mains sales et ses pals de mots dits. La nuit me dégouline. Huiles sans feu. Le matin me cale dans la soute, étoupe des mécaniques sur les hoquets des bielles. Je roule au carré. La mer entière me dégouline. Lambeaux de jus, d’épaisseurs, quelle viscosité que battre son chemin…L’eau s’en fout de mon fouet et des pannes. L’eau s’en tape.
Creuser mon trou dans le verre. Une pupille, un derrick qui pompe l’âme. Le noir qui me regarde est inépuisable. D’avoir porté la vie rend la combustion lente, infléchie. La mère entière me dégouline. Je suis des endurants, des longs cours, des trajets destinés à s’effacer dans l’érosion de la flotte. Épuisée, une fondrière vague.


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