Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 358

lundi 9 février 2015, par Anna Jouy

Il n’y a souvent rien à dire, qu’un effort de mémoire, que retenir quelques filoches qui pendent encore sous les pas, qu’une vague météo qu’on va chasser d’une main tandis que les eaux de l’autre jour vous gardent encore, fleur coupée. Que dissiper d’un balai méthodique. Il ne faut garder en mémoire qu’un vide salutaire et faire sa jeune place à l’aube et au remarquable de toute nouvelle lueur.
Habiter la neige, pigments éclatés de la lumière, me mettre au radar d’un vent très froid, muter bonhomme dans les basques des gelures.
Mettre à l’étanche cette nuit sans gite et sans idées. Haubaner mon indécis drapeau, flanelle de flocons et des sciures du stratus…c’est l’inconstructible glacis de l’aube,

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