Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 387

mercredi 1er avril 2015, par Anna Jouy

Dans la beauté du labyrinthe, cette longueur brassée de pleurs, de joies qui crête la mer des rêves. Ma bouche boit son aube.

Je confie au note-heure les minutes de l’exploit de la course. Les songes comme du plancton. Tenir sous le doigt le moucheron de l’ailleurs.

Un incendie vient décanter la part des ombres et celle des pas, lampe couleur d’orange. C’est la médecine du brûlis.

J’escorte maintenant la troupe du poète, il a pendu à son cou le collier des dents de mémoire. Premiers devoirs de parole. J’entends livrer à mon tour, liturgie de la grande solitude, qu’est mourir par petits tas.

Il me faut enfiler le sérieux costume de la vraie vie. franchir la jonchée d’églises et de prières que j’essaie d’étourdir et de semer chaque matin, distancier la trappe à pétales du dormir.

Le plus dur, au lever c’est de contenir, d’avoir jusqu’à la nausée, la nasse de soupirs pleine à craquer.
Et puis de tout jeter, parce que ce sont des mots sans mérite, des souffrances sans squelette, des peurs sans justifications, de la peine pour ...rien.

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