Journal poétique / www.jouyanna.ch

istanbul lundi

mardi 7 avril 2015, par Anna Jouy

fenêtre arrière-cour hôtel. derrière le bruissement continu de la ville, une énorme turbine maniant l’air. crème au beurre. je m’apprête à repartir, à brasser ma culture fromage lait de vache à celle des brebis belliqueuses et du parfum sucré des loukoums. j’écoute. est-ce la mer, si proche en somme, le vent,ou juste ce va et vient des gens...?
hier j’arpentais en fin d’après-midi la grande mosquée bleue. une entrée sous contrôle mais je m’y plie volontiers. je sais toutes les religions frileuses et frappées de nombreux rituels, leurs nécessités de maintenance, leur besoin de soumission.
l’intérieur est d’une éblouissante beauté, affole par l’exploit des hommes qui la construisirent. au sol un tapis merveilleux orange enfeuillé de gris et de blanc sur lequel on savoure l’intimité de marcher à pieds nus, humbles invités. les candélabres immenses et nombreux éclairent les fidèles presque à ras de terre... je me sens petite et me donne volontiers l’espace d’une pensée d’amour et d’union. un remerciement à la chance qui me voit là.
sainte Sophie la rose, juste en face est fermée.
descendre ensuite en longeant le tram, repère donné par la réception de l’hôtel. descendre vers le pont Galata. je ne m’attendais pas à cet arc de métal. il pleut très fort. je laisse l’admiration de côté. monter par le funiculaire tout en haut d’une autre de ces collines stanboulites vers la tour Galatà. la nuit est remplie d’hommes rassemblés qui partagent l’amitié d’un même club de foot, d’une même passion pour la politique ou pour la mer. très peu de femmes. qu’importe. la tour se dresse devant moi éclairée mystérieuse. Aladin n’est pas loin. on ne sait pas quelle lampe il faudrait frotter...

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