Journal poétique / www.jouyanna.ch

istanbul 4

jeudi 9 avril 2015, par Anna Jouy

tandis qu’ici la tempête, le vent glacial et la pluie si forte qu’elle fait battre la porte du corps,
il ne s’agit que d’étendre la beauté
les pinceaux sont trempés
le choix de sa tenue de voiles
à la mer est rendu

ici ne mouillent que des cargos, les cuirasses d’acier du marchand de larmes.
le ciel donne
il ne s’agit que d’épuiser le nuage, de faire du voyage un coton de mouchoir,
d’emporter l’adieu vers des bornes plus profondes et de tester l’écho
je me tourne et j’appelle
les enfants dans la cour font pareil et j’ai couru droit devant moi pour savoir jusqu’à quelle ligne du loin tu cesses de m’entendre

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