Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 393

lundi 13 avril 2015, par Anna Jouy

Nous ne sommes plus de la pluie mais du bois rose des éveils. De l’acide citronnier de la lune. Du muscle blanc des nuits espiègles, de la chenille qui ourle les foulards, il faut partir
Des abattoirs du silence, du gros point de la route, de l’éphémère chaleur des toisons, de la naissance beuglante du jour, nous ne sommes plus.
La ville en moi est un lourd orifice. J’y laisse baratter mes substances, le beurre du poème remonte des bitumes insomniaques. Je suis dressée comme un minaret écrit.
Laisser rêver le noyau qui germe dans mon sein, naissance d’un oiseau. Le contrebas du vol dans les pierriers de l’aube

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