Journal poétique / www.jouyanna.ch

Népal

lundi 4 mai 2015, par Anna Jouy

Désemplir la nuit de porcelaine dure

Scarifier la lumière, quelques mousses claires dans le réduit de l’ombre

Compléter le trousseau de l’espace de serrures jaunes et violentes

Le marengo de leurs épaules tissé des orges d’or.

Désemplir ce bol où trempent encore quelques comètes beatniks, qui feront la route de Katmandou et des chanvres sans édifices d’où pendouillent quelques lucioles.

Écrémer l’obscurité bien sûr, le goudron d’agates et d’encres.
Tes molaires cariées, ton sourire percé comme un coffre-fort au sésame facile - tu parles d’un secret quand on t’entend hurler d’où dansent les maisons. Ta faim, ta soif, les légumes de l’âme qui sarcle le besoin.
Il faut épancher ce mal, la mort instable et tout reprendre d’un kaolin neuf et pur à sécher sous la chaleur humaine.

Désemplir la nuit qui déborde du pays

Comme dégorge le malheur, par secousse et répliques, le ventre d’un monde se vidant de viscères.

Et tu vois, à la surface liquide qui chez toi frissonne à peine, dérangée à peine presque muette.

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