Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 427

lundi 8 juin 2015, par Anna Jouy

Idiomes endormis et paresse des vagues, j’ai la mer que je peux, le ciel à la renverse, je verbe je pelouse je débotte les tiges d’une idée. Rudiments terres. Sédiments taires.
Une manière d’élargir les vues de l’esprit que la nage matinale dans l’eau-delà. Gros temps là-haut. Mais je ne crains pas le mouiller des mots, le brouillon de crawl, l’effet natatoire de l’écrêtage des nuages, écumoire dictionnaire. J’ébroue la flaque émergeante.
C’est un temps humide qui sèche à mesure de bras. Je moulin, je ventilo, je godille aux feuillets. Ce matin il n’y a rien d’autres à faire que de noyer le poisson, brasser les éléments air eau terre…foutre le feu aux lignes, imposer des figures, changer les postes du combat. Toi le nom va faire ton petit verbe que je t’y colle et toi le verbe ton arrogance conjubattante je vas t’en foutre du tiroir déterminé. Je chiffon de texte je poubelle l’écrire. j’outils, si rouillée.

Si je pouvais jeter en l’air la layette en os de cette langue. Prédire. Quoi ?
Derrière la loi des mots, ce sentiment qu’on me cache quelque chose... Basta poème

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