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N’en avoir rien à foutre, c’est-à-dire manquer....

lundi 15 juin 2015, par Anna Jouy

N’en avoir rien à foutre, c’est-à-dire manquer.
Manquer à l’intérieur, manquer jusqu’au ras bord. Rien à foutre. Être aseptique, curée propre. Nettoyée. Désinfection de sensations, de sentiments. Ce sont des nids de bactéries sans doute, des amas glaireux, des renflements, du grob de pus. Le truc qu’il faut pouvoir percer à force, de la giclée.
N’en avoir rien à foutre.
C’est-à-dire manquer.
Chair pelure, investie de badigeons, de mercurochrome ! Un gant de chirurgien juste après l’étuve ! Le flasque calibre d’une couenne tannée de javel ou de vinaigre. Rien à foutre, si nette que même un scrupule ne saurait y faire une ombre.
Oui, c’est-à-dire manquer.
Manquer, tu comprends ? Manquer ! Tu vois le défaut, l’absence, la faille, le truc qui se dérobe, qui te rend creux, net propre et sec ?
Si sèche…
Rien à foutre, je le dis, c’est tout, absolument ce que je peux encore donner,

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