Journal poétique / www.jouyanna.ch

nouvelles du front

mardi 23 juin 2015, par Anna Jouy

une ceinture de cercueils et des enfants serrés, leurs pas laissent des traces sur les pierres et des lunes stériles.
comme les femmes tombent, des femmes par milliers, par troupeaux tristes, par avalanche, dans un monde de lames,de férules aiguisées au fusil où tarissent leurs sangs.
le sang neuf de vie
sous les voiles ma main entre leurs poings, leur silence sacrement et la lutte captive
la peur est un faucon cagoulé qui tape dans mon sein. l’urgence me pousse au plongeoir de l’envol. ne sens-tu combien l’air nous est compté et qu’il importe de finir sa chasse, qu’il n’y a rien d’autre à bouffer sur le désert que ce cœur de feu qui fuit dans tous les sables ?
ne sens-tu pas que le soleil les enfonce avec lui sous la terre, qu’il leur faudra tenir le ventre vide
agripper la liberté à des arbres morts et que ce sera dans longtemps.
le temps de tout reprendre ?

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Messages

  • Nous secouer un peu
    de cette apathie du trop d’image
    face au manque de perception

    Je n’ai pas senti tout de suite la force pleine
    de la phrase qui m’avait pourtant saisi
    "la peur est un faucon cagoulé..."
    cette cagoule sur ma tête
    [je ne l’ai ressenti qu’après
    et j’ai eu honte de cet écran protecteur.]

    Oui, merci.

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