Journal poétique / www.jouyanna.ch

son et lumière

jeudi 13 août 2015, par Anna Jouy

Je ne sais plus le matin avec lequel des manteaux je m’habille. Le tissu de lumière ou l’étoffe d’un son ? Grand drap de couleur et de musique pour me faire enveloppe. La peau aspire l’air.

Le matin appartient à ce qui s’insinue, à ces choses invisibles. Je ne peux, le geste aux bras coupés. Comme s’il fallait faire amende honorable, accepter le contrat lige : tu vis mais rien de la vie ne t’appartient. Ni ce que tu respires ni le chant du moineau.
Logique des revenants que la quête de la transparence. J’enfile la nudité, matière gazeuse éphémère, son et lumière. La main ne touchera rien de ce qui m’attache à l’ordinaire, ni la terre, ni le feu, ni l’eau. C’est par les pores de l’insaisissable que je reviens à la vie.


Son et lumiere @ Chartres 2013 II

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