Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 444

mardi 25 août 2015, par Anna Jouy

Il ne se passe rien à la page une des choses. Le territoire se déroule, plage blanche de l’esprit ou cri à blanc d’un pays… C’est le matin, ou le juste avant matin. Autour ne murmure pas même, Fameux le vent. Peut-être l’appeau silencieux d’un canal secret. Mon oreille a des murmures. Je secoue mes breloques indiscrètes.
On m’a dit que le mur est truffé de veines, et qu’un monde de noyades charrie les rêves des humides secrets, racines flottantes. J’imagine mes fantômes en liquette d’eaux claires à l’ouvrage de limer le cours du flot. Les « eaux usées », comme leurs vieilles épaules….
Idées sitôt perdues, sans espoir démasquées. C’est là que s’échappent les miennes, quand je me lève pour le rond de la chambre et que s’ébroue le prunier mûr des anges de ma tête. Les vieilles ont des cheveux violet : Teinture mère des esprits, priez pour moi !
Je n’ai pas écrasé les lampes, à peine moi-même, le sommeil venu.
Comme je ne pilerai pas le verre des fenêtres en voulant marcher sur la lumière.


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