Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 448

mardi 1er septembre 2015, par Anna Jouy

Je n’ai pas bougé. Suis restée dans le corps, dedans. Aux aguets de lumière, d’air le ciel, de froid le vent. Suis restée comme la pierre, qui n’a pas de cils et pas de narines, qu’un cœur, tout seul. Sans frémir et sans pas. Le lit devint rivière, et devint ciel. Et l’eau sur moi et autour. Mes bras sont entrés dans mon corps et mes jambes, rotules percées de flots, j’ai fait le dos rond, lisse poli. J’ai trouvé doux de n’avoir rien à faire, que de faire le caillou, métier de carrière. Je n’ai pas bougé et en moi vibre parait-il la très grande onde du premier jour des jours… Je l’écoute, fréquence d’éternité. Jamais n’enfantent les pierres, mais jamais elles ne meurent.

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