Journal poétique / www.jouyanna.ch

considérations sur l’horizon

jeudi 3 septembre 2015, par Anna Jouy

Et je verrais surgir des écailles sur la brume et de la brume sur l’eau ; tu lèverais un drapeau de gitanes, un nouveau chargement de nuages. Personne qui savait tes lèvres haltérophiles, bleues et sans filtre.

Je verrais que tu as un cric sur la poitrine et que c’est pour remonter, haut le cœur. Ouvrier va !
Dans le film noir et blanc, tu as des muscles et ta liquette monoprix. Le costard en pur coton de la sueur. Tu me regardes de loin, l’échelle appuyée contre un building.

Un parapluie est déjà un chapeau haut de forme.
Tu salues, révérence m’dame !

Et je pousserais la porte en gouttes, son verre pailleté, il s’agit de voir sans être vu, une idée de ta mère. Je comprends alors pourquoi tu cherches tant à traverser la pluie. Même quand elle mendie ailleurs.

La maison dans le pré est bien seule. Le pavé de la cour est là et l’orée du pré et du bois pareil, une croix prie toute seule.


ybor2.htm
floridahistory.org

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