Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 461

lundi 21 septembre 2015, par Anna Jouy

Il y a tant de belles choses, de très longues lignes, de livres écrits que j’ignore… d’auteurs de savants de poètes que j’ignore. C’est un monde entier à découvrir encore ou alors celui où disparaitre. Une terre où moi aussi je songeais poser ma vie. Tous les contours qui en ont été faits, ces cartographies de l’écriture, les arpenteurs qui vont avec, sérieux et passion… Et moi je n’ai du pays qu’un bocal vissé sur une prise d’air. Il y a la cohorte, les autochtones, ceux qui tout autour sont convoqués, comme des frères, des gardiens… Mais je n’ai qu’une ombre, pour compagne de l’empreinte, le plane ressort de ma propre âme.
Ce matin je devine que mes mots sont des migrations de l’inutile, qu’ils n’atteindront pas une patrie bienveillante, ne feront pas souche. Comme tous ceux qui arrivent, noyés dans l’immensité. Et le teint mat de mon indigence, le vide exemplaire de ma besace, tout cela me gardera étrangère, ailleurs. Disjointe.

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