Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 463

mercredi 23 septembre 2015, par Anna Jouy

C’est de ne pas partager l’état du nuage qui rend le ciel insupportable trop haut soleil perché. Mon lieu se ramasse du bout du doigt. Un peu de salive à l’index et l’univers est sans poussière.
On dit passer la patte. Quel chat par ici aménage l’inopportun ? Tout si petit, aucune emprise sur la lumière. Le ras terre n’illumine pas grand-chose. Troquer les bras ballants contre des métronomes, compter le temps, qui se lève, qui se couche. Compter les centimes du poème. Raconter. Est-ce que les mots sont assez propres ? Font-ils taches encore dans le minuscule. Parfois un lampadaire, désespérément, astre de pacotille que vénère un indien ivre, sous un totem de fer blanc.

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