Journal poétique / www.jouyanna.ch

Ça me va que le dahlia soit la fin du monde ;...

mercredi 30 septembre 2015, par Anna Jouy

Ça me va que le dahlia soit la fin du monde ; le mien est le phare de l’extrême. Quelques pas encore dans le jardin, je me dépasserais moi-même, un cap sans verdure. L’espace de mon bras, s’il te touche pourquoi aller plus loin ? Rien ne peut repousser mon horizon. Les routes là-bas finissent. Plus loin, les douanes de chardons ne jouent qu’à dire d’autres frontières où se répètent des haies d’humains, des villes et leurs colliers sans fleurs. Au fond du monde le dahlia, bigoudis et papillotes rose ou carmin, concierge de l’espace qui veille à me signaler l’écueil, le récif de l’audace. Parfois je m’aventure. Il me fait l’aumône du retour, anémomètre des tempêtes. Ce rose qui brille et balance ; c’est de là que je viens et c’est à lui que je me rends...

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