Journal poétique / www.jouyanna.ch

de l’intérieur

jeudi 22 octobre 2015, par Anna Jouy

Le corps plié en deux et au ventre une barre à mine qui ricane comme un feu de grésil. Brochette où se suspendent les viandes de la peur. Nous sommes de la matière capitale, censée sécher à la flamme d‘un nouvel amour chaque fois. C’est bien au centre, sur l’horizontale de notre douleur. Le définitif caillot rouge du mal de vivre. Je travaille désormais les constellations internes et ces configurations d’épingles qui brodent mon abdomen. De l’immensité je postillonne les tantinets du monde, décharge de pépites sous la peau. Dedans, au corps.


sante.journaldesfemmes.com

< >

Messages

  • Texte reçu,entré, d’une douleur à l’autre ; parfois, le mal de vivre se loge ailleurs,déverse lait,sang à la fois ; vie charcutée,oui, recousue oui, comme une poupée de tissu.Et pour quoi ? On pense renaître, on s’en réjouit ; et non, le mal est là ,tout sourire. Il a les dents longues.Il surprend, caméléon diabolique ;il déshabille, désarme, dépouille. ILentre,s’insinue, , gagne les "humeurs".Il déchire corps et âme l’être qui se reconstituait maladroitement ; On flanche ; la peur s’insinue ; on espère s’en tenir là, que la douleur vivante ne capitulera pas devant la vie..et par des moments de hasard, on se sent anesthésié, on se laisse porter,on flotte,on s’en fout.

    • oui votre réponse m’émeut beaucoup... bien plus belle que le texte lui-même.

      tant de gens, ceux qui vivent dans l’entour de mon âme, abîmés par la maladie, la douleur...
      me reste souvent qu’une petite flamme pour lutter contre ce qui me/nous les ravit

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.