Journal poétique / www.jouyanna.ch

nuit toujours

lundi 26 octobre 2015, par Anna Jouy

Saison où l’on désarme les lumières, une à une les ampoules du génie des hommes se dévissent. On aborde l’ombre, comme on va dans des eaux trop froides, serrés au plus près de ses poumons. On grelotte, petits séismes au portail des sirènes. Le corps à froid, ses ressorts dénoués, on mouille. Ce que l’on trempe pour se teindre de nuit à notre tour ! Disparaitre pour surgir dans des zones humides où la buée de nos larmes va servir d’écritoire. On vit dans son sommeil sa plus cruelle vérité.
Là où j’apparais, je ne compose rien, même pas un poème. Que les crues du fleuve auquel j’appartiens. Même vêtue des draps du fantôme, là-bas je n’ai que moi à déclarer.


CIELMONAME - Une nuit, un rêve ! TITRE DE LA PEINTURE ...
jeannotlapin.blog.anous.fr

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