Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 488

mardi 10 novembre 2015, par Anna Jouy

Il y a dans le sol des pierres qui reviennent, remuées par je ne sais quelle vigueur ou attraction. Elles sont aimantées par le ciel. Je suis debout comme un sac de pierres, prête à faire fronde. J’entends le murmure des granits, les suppliques de la force. Ils se hissent à flanc de peau, semer sur ma chair des chapelets de désir, un champ entier de menhirs. Je suis hérissée de mots oubliés, de mort-nés surgis sous couvert de peau, sans jamais planter un seul drapeau. Je suis un pays de taupinières. J’entends le vacarme intérieur. Cela dérange ma nuit, cela résonne dans mon rêve. Je n’ai pas de rendez-vous. Mais la nuit me dit vas-y. C’est une sommation poétique ; comme il peut apparaitre une nouvelle planète dans l’écume noire. Je n’ai pas trouvé l’image. J’erre donc.

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