Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 503

lundi 14 décembre 2015, par Anna Jouy

Porte, verre. Des salissures impossibles, elles ont ça en commun avec la rage. Ce qui se passe dehors tache le dedans.

Barreaux métal. Quand on claque ça trépide. Le vibraphone de l’enfermement.

Porte close, translucide. L’extérieur peut entrer, mais qu’il vienne voilé, méconnaissable. Qu’une aura de météo, qu’un flou hors des focus du cœur. Un homme une femme un nain ou un géant. Je classe les humains par leurs ombres.

Porte sans poignée. La clef, la nécessaire. Si tu l’oublies, la maison ne te reconnait plus. Sésame. Chaque partir réclame ensuite ta redéfinition. T’es qu’une ligne de trous dans un truc en acier. Tu glisses tes poinçons, la gâche se libère. Tu dis merde ou merci.

Porte guérite. Parois de verre autour. Sentinelle, l’alarme anti vent anti bise. Tenue de camouflage, les lauriers, couronne de je ne sais quelle victoire. Il faut trouver, chercher l’entrée. La demeure ne se livre pas.

Seuil lisse. Laideur de planelles jaune pisse. Un balai, mes bottes.

Porte franchir. Porte claquer. Porte emportée.

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