Journal poétique / www.jouyanna.ch

trait tiré

dimanche 24 janvier 2016, par Anna Jouy

Dans la nuit zèbre. Le noir que je porte est en deuil, ces lignes étreintes entre des palissades. Les idées me viennent, suie contre suie. Et ce secret charbon qu’elles brûlent aussitôt calamine. C’est le navrement, les rebellions de l’obscur, comme une encre dans laquelle on noie ses chats superstitieux et qui vomirait soudain des ergots vannés à mort. J’ai crâne calciné, manière noire.
Je décompte, je retiens les riens, discours percé, étamine buvarde dans le café. Les mots barrés que des dents noires, l’ébène équarrie de ganache et de cirages. Alors sous le trait violent que je soulève, ce vieux drap de carbone et d’humeur, sous l’illisible, je devine que l’important est toujours dans la disparition.

http://gammalphabets.org/2016/01/22...


une lecture(parmi d’autres) des infimes et autres formes de peu de @jean_yvesf
Denis-Ekstedt-Delirium

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