Journal poétique / www.jouyanna.ch

Et puis l’odeur.

samedi 27 février 2016, par Anna Jouy

Et puis l’odeur et puits. La purée de soi dans les autres, cette enveloppe notable. L’hallucination de l’immonde à l’indéfini, shaker de pesanteur.
Par strates monoblocs. Des turbans d’invisibles enroulés autour pansements de présence entre le mur et soi. Des cordes dressées serpents de narine
L’odeur présences multiples colombins de puanteurs et de parfums élevés à la main, lissés au crachat.
L’odeur qu’on cherche qui attise le cerveau comme au jeu de colin-maillard, labyrinthe on a souvent dit.
Suivre le filet de fumet le tenir et avancer explorer le mystère avancer et espérer qu’à cette rampe on puisse hisser sa sueur.
Comme lors ces vieilles immolations dont les ombres grimpaient vers des dieux accueillants ou rampaient au sol, brousses noires d’humains trop humains
Flairer la chair épaisse de l’air car c’est décidé l’air est de viandes secrètes d’humeur et du refoulement
Je ne dis ce que le puits suinte d’invisibles quelles sont ses parts de la vessie ou de la lanterne quelle parts ne sont que des « raptures » de viscères les miens ou le mal qui me loge


extrait de Livre de l’impossible aimer

ruedeslumieres.morkitu.org

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