Journal poétique / www.jouyanna.ch

corps entier

mardi 1er mars 2016, par Anna Jouy

Et puis le corps tout entier ce rien debout squelette de l’apparence. Essentiel squelette. L’ossature du puits son échelle de vertèbres ses rampes de carbone. Ce puits que je suis que je promène qui est le centre, le canal central une voie creuse. Où l’air la nuit et l’écho copulent sans orgasme. Se mêlent se fondent et rien qui nait surgit ou catalyse. Le corps troué le corps entaillé « écoeurcé ». Cette oubliette ambulante. Je marche avec je me déplace je décale le trou. Je le laisse le plus souvent dans ces postures d’attente là où il est hors de raison de le remplir d’y jeter un levain quelconque. Le corps comme une lanterne dans l’espace balancée vide bien entendu protégeant une flamme d‘obscur qu’aucune mèche ne remettra à la lueur. J’avance comme ça torche de sens éteinte ne témoignant que de la peur. Le corps falot qui fusille d’encres sa propre épouvante


château -joux

Livre de l’impossible aimer extrait

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