Journal poétique / www.jouyanna.ch

Et l’écho ample et violent de l’ouate.

vendredi 4 mars 2016, par Anna Jouy

Et l’écho ample et violent de l’ouate.
Le son s’enfonce et se perd dans les matelas de nerfs, ressorts sans acier. Il bute semble entrer dans la matière qui le digère l’ingère et l’absorbe tout entier.
Le silence résonne. Réplique de l’absence. Il en faut aussi à la manière de Cage le bien nommé qui lâche une note et l’abandonne à la merci de l’absentéisme immense. Un son disséminé jusqu’au point très lointain où l’imperceptible attend, prêt à répondre.
Une nouvelle note chaque mot pareil qui à peine émis se voue à sa propre abstention. Mélancolie de ce qui est dit une fois pour toutes morts.
Alors le mot mon nom se dissout se dit mais n’existe pas à chaque pire à chaque fois plus disparu encore.
L’écho est une lymphe qui me prend dans ses nœuds coulants me ficelant au puits.
Je porte le nom vers l’écho je le reprends je récidive.
L’ouate répond un soupir sous la mousse des fibres.

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