Journal poétique / www.jouyanna.ch

beau temps

samedi 19 mars 2016, par Anna Jouy

A la fenêtre, peut-être des maisons, anabiose des couleurs.La nuit se retire, la rue surgit hors de la palette. La vie monte à l’assaut, envahissante morne.
L’aube binaurale >je tends l’horizon comme une baguette au travers de la tête. Par chance, je deviens folle et j’accoste dans le boucan intérieur. Mer forte, à gîter.

J’écervelle, décervelle : le poème a bourgeonné dans leurs jardins. Le mien, petit clos du Grand Clos, picore toujours du flocon d’avoinées.
Je fraise le trou de mémoire, j’usine, je m’évase. Un inconscient inconsolable. Il a du mérite aux petits poings face au levier gymnaste, en faction entre rêves et couleuvres.
Crâne lambourdé, forêts équarries, j’opère à renfort de hasards, le développement d’une marquise, une visière sur l’ébloui. Il faut soigner l’infarctus des rayons. Suspendre le blanc, mauvais manœuvre. Tirer lisser le refus.

Laisser le vent agir, concepts de buandière.

En me levant, c’est le tas de couleurs à trier qui m’obsède, ces capons mièvres qui décorent comme des œufs de Pâques les maisons voisines.
Il faut un beau léger. La vie intérieure capitule.
Nouvelle exploration du monde par le vide. Le plein me refoule. Emportée.


Mi passé-mi présent (Une étoile dans la pierre - 2015-2016)
www.artmajeur.com

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