Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 535

vendredi 1er avril 2016, par Anna Jouy

Dans la cosse de guerre, les germes de larme, petits pois d’artifices et de canons. Le deuil monte, dardant ce cri jaune de l’aube.
Parfois encore le mot veut me surprendre. Il tend ses mains et me couvre les yeux. Alors je vais luire, furtive, je crois savoir. Et ce mot sur la langue, ce prénom, le tien qui est imprononçable comme personne. Qui saurait expliquer le parfum ?
A la table des matières, il n’y a que la douceur d’une gondole sur le retour de mort.
Il faut transgresser la nuit de ce que je sais et te dire oui tu me manques pourquoi m’as-tu laissée ?
Dans la cosse de guerre, les jours ramènent le pas jusqu’à ma bouche. Le silence répète sa leçon, celle apprise du cœur trahi.
Nous écrivons nos lettres en trempant nos doigts dans un peu d’air. Il est glacé ce matin

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