Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal 542

mardi 26 avril 2016, par Anna Jouy

Au noyau de la nuit, les cerises d’un printemps perdu
Il tombe blanc les vols de l’espérance
Le vent tue au fouet
Au noyau de nacre de la porte de sommeil, le regard reste pris comme au filet des veines.
Et le regard étouffe sous la dentelle bleue.
A l’aube tue
J’écoute ma peur qui chante, une abeille butinant le silence
Je me couche dans le bruit d’un miroir
Des flaques me bercent
Je tiens l’eau par le bras, le bras qui tient la nuit
Je me tais
Et la perle de plomb qui est sertie sur mon sein soudain pleure d’une goutte de lait

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