Journal poétique / www.jouyanna.ch

1 mai

dimanche 1er mai 2016, par Anna Jouy

Rien ne verrouille le feu, ma violence brûle chaque matin
On dirait ce vol de rouge-gorge qui émiette les flammes
Un maître-chanteur corrompt le sang des aubes
Je frappe mon écuelle de fumées comme un charron de l’infortune
Voir le soleil qui roule et se détache de la fenderie et de mon outil
Le voir quitter l’horizon où je tisonne
Restent ici la colère, la nuit qui sait
Et des brandons de mots
Je tente de crocheter la serrure lumineuse j’aimerais me gaver d’eau de rose
M’effarer l’innocence avec du talc aux yeux. Étendre la suée qu’on y marche dessus.
J’aimerais bien flamber à blanc, comme un givre qui ronge la fenêtre.
Mordre la mort au pied, sentir qu’elle en est raide
Et croire qu’on peut vivre dépouillé de son sang

https://youtu.be/k5zhoWoiiKw


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