Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 547

mardi 10 mai 2016, par Anna Jouy

Si je te regarde sous toutes les coutures de l’ombre, c’est que tu vois, c’est à terre qu’on se ressemble.
C’est dans le craquement gris du sol que tu te tiens, là où nos rencontres sont étendues, grisous hautement inflammables.
C’est ta veste de bitume, la mienne de terre sèche. Entre elles se tordent les trames du monde et rien ne les défait.
J’écoute notre nudité, les pétillements de toutes les pénombres, nuit bruyante
J’aime l’idée de ce voile noir avant la magie, parce que lentement les nuits effacent les couleurs et qu’elles me prennent pour une des leurs.
Mes yeux inventent l’obscur et l’habillent des topazes du soir. Il faut dormir, il faut dormir.
Alors parfois le bleu est un simple plafond et je tombe dans la piscine du sommeil.

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