Journal poétique / www.jouyanna.ch

au printemps...

mardi 17 mai 2016, par Anna Jouy

Il y aurait un jour
le passage des grandes ordures de l’âme
et j’aurais fait mon tas
devant ma bouche
Encombrements qu’un camion passerait prendre
pour un feu quelque part.
J’aurais sorti quelques lampes éteintes
des pensées bancales et écornées
et ces souvenirs dépassés
enfin
qui sont mes fonds de noir.
J’aurais pu rassembler l’essentiel inutile
ficeler vaille que vaille le paquet
et tout remis dehors
à des fins pures.
Il y aurait un jour la belle lessive
une vraie pluie qui lave
une rincée
déluge avec des bulles pour wagonnets du sale.
Je serais sous le jet
nettoyée, épurée,
une tête sans alphabet,
le grand blanc
et tout à réapprendre.
Je pourrais faire reset.
Tout éteindre
et reprendre à zéro ma figure.
Alors j’irais chiner une à une
les pièces de mon être
ne ramenant chez moi que le rare des autres
Je serais assez vide pour cela
débarrassée de moi.
Il ne faut pas vieillir combles
mais
tendre vers sa tunique.


salleb16.com
venus-voile-leger ...

< >

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.