Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 550

mercredi 18 mai 2016, par Anna Jouy

Dans l’enceinte de l’absent, son ventre autour, le revers de ses mains sur le pouls qui tremble.
La maison est un boisseau de graines à jeter dru au jour qui attend.

Mon visage cherche le vent, le baiser des enfuis et leurs souffles

Je pose mon duvet de paroles sur le bord de la fenêtre et j’espère
le passant, le fou et le soleil. Rendre plumes.

Je monte un instant moi aussi au cerisier. Déplacer une échelle, fourbir un point de vue.

Me lève petite et ma courbe au plus près de la terre, tandis que lui, l’ancien jardinier, a des parallaxes d’étoile.

Le ciel monte à l’horizon. Le Temps donc revient.

Je ferme les croisées, le devenir n’attend pas.

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