Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 602

vendredi 17 juin 2016, par Anna Jouy

les livres tirent le bandonéon de ma nuit. il y a des ouvrages qui se plaignent.
leur rumeur soupire dans mes bras large ouverts. il leur faut toucher les bouts des mondes.
certains pressent sur le cuir de mon cœur, souffle fini qui attend l’écho du silence. on écoute alors ce que mijote la mort qui est l’instant sans bruit

chaque livre lui-même est l’éventail d’un arbre bavard, recel plissé d’un tango barbare de branches et de racines qui verse mon regard et couche avec mes hanches

je vois le soufflet de mes vers. on déplie la ligne et chaque mot inspire
et sous vos doigts qui la suivent, ce bruit sec soudain qui claque à l’instrument .

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Messages

  • Parfois les touches sont vides ou enrayées mais on refuse toujours cette posture du coeur lourd comme un poids d’horloge celui du chantage un peu ridicule du joeur des airs de paris au bandoléon tendu, surtout s’il est au bout d’un canon offert et poudré en perruque comme un fardeau.. C’est en étant sincerement heureux chaque jours, qu’un jour comme les autres on meurt banalement dans le même état ce qui est un devoir quotidien noble pour qui trouve le bon souffle. Sinon aquabon ?

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