Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 607

vendredi 1er juillet 2016, par Anna Jouy

dans les rizières de l’aube, arracher les mauvaises herbes du rêve
des fruits charbonneux collent à mes épigrammes.
une voix fuit comme la biche qui vole dans tes lèvres et je goûte l’amer essaim des orages.
des étoffes épousent les fluides gras de ma nuit.
elles couvriront l’écritoire et y pousseront des cailles et des pierres magnétiques.
tu le sais toi, tu le sais que j’écoute le chant de l’ardoise
et quand comme le mirage de l’orée, un véhicule s’en va pour l’en deçà
c’est que l’obscur me répond.

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Messages

  • Dans ce monde-chant (champ) qui s’ouvre à nous, il y a un vers que j’absorbe surtout, "tu le sais, toi, tu le sais que j’écoute le chant de l’ardoise" .
    Parce-que le mot "ardoise" prononcé oralement ou silencieusement est à lui seul un ensemble de sons harmonieux.
    Ensuite parce - que dans un monde intermédiaire et personnel, je lis particulièrement les murs et les façades, les tuiles et les toits, j’entends leurs voix.
    Par ailleurs il est bon d’entendre le souffle musicien qui parcourt ces vers :
    "Une voix fuit comme la biche qui vole dans tes lèvres..." et des étoffes épousent les fluides gras de ma nuit."

  • "l’obscur me répond" (beau)
    (cette trace obscure ... écriture ?)

  • voudrait plutôt signifier que je ne discerne pas grand chose... ;-)

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