Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 633

mardi 18 octobre 2016, par Anna Jouy

de cet épuisement qui prend aux gencives, ces incises dans le souffle. nids de poules cahots le pire soulève le meilleur. des routes, pourquoi pas déroute ? laisser filer le mot goujon du temps, suivre son cours, l’or est au terme, un or de soleil rasant la glace. la chambre est percée de meurtrières, avec leur pistolet de dame, qu’elles tiennent gantées comme des porte-cigares. la fumée leur pend au nez avec des cordes pleines de morve. suis pleine de meurtrières et je passe de l’une à l’autre, j’emprunte le pays. et l’air arrive, avec lui du siècle, du siècle encore, par tous les côtés. alors il faut s’asseoir et mettre ses mains sur ses yeux, se détacher de la lumière. essayer la nuit pour changer. la nuit et ses états secondaires, quelque tunnel, le dessous des manteaux qu’on touche nue avec impunité, se vêtir de deuil, c’est-à-dire de transparence.

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