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origine

dimanche 11 juin 2017, par Anna Jouy

Je sarcle la terre, cette peau d’humaine sèche.
J’y enfonce mes dents, et je creuse la poussière. Je sens à chaque veine les racines, les bulbes et les cals. La semence a soif.

Le jardin est immense, le bout du monde à sa barrière. C’est le continent de la lumière et j’y travaille comme l’ombre.

Quand l’eau se lève à l’Est, prête au voyage.
Quand le fleuve monte là-haut comme un songe qui s’évente, le pays attend.
Il ouvre ses citernes, découvre ses calices.
J’entends son corps se déplie pour la pluie.

Et chacun de mes gestes prépare ton averse.

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