Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 255

jeudi 2 octobre 2014, par Anna Jouy

Je pose sur ma paupière des barbotières et des joncs
Dedans, au tourbillon, patauge l’aube et ses nageoires futiles
Et tu trempes ton doigt dans l’eau, écartant mes images des poutres du mal
J’aimerais ne rien pleurer ne rien boire
Mais ce trou sans fond des violences, ce puits où a chuté l’amour
Au deuil de ton ongle, le matin qui raconte
Toujours les mêmes morts et celle qui est mienne et soupire, aussi morne aussi plate que celle des brigands
L’ardoise de sable efface les comptes, je suis leur pareille
Armée moi aussi, dans le jardin des pupilles
Mon regard fusille parfois et tombe alors la pluie

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