Journal poétique / www.jouyanna.ch

poème

lundi 23 février 2015, par Anna Jouy

Douleur disais-je
J’espère comme se soulève la respiration

Voici que s’est ouvert le magasin des génocides et ses foulées de monstres
Harpon intemporel de l’innommable luisance des nébuleuses de haine
Le mésentère lépreux des chieries verbeuses annonce des levains noirs
Enseigne lumineuse claquant son fouet dans la nuit de nos reins
Que va-t-il advenir du mien exclu

J’espère comme se soulève la respiration

Voici des opposants armés d’hirondelles, de passerelles et de génie
Des colosses rouges dénazifiant le globe d’infusions et de meule
Se lèvera-t-on, élection d’une aube niellée de cris
Se lèvera-t-on, issue verticale dans ce monde couché ?
Mais debout suffira-t-il pour réduire nos fractures immobiles ?

J’espère comme se soulève la respiration

Glaise, terre grasse des urnes et des malaxes
Etre assez fin pour prendre l’interstice, il ne faut pas toucher, cohabiter sans possession.
Je regarde dans mon jardin, ces existences dont il faut à tout prix assurer la prospérité, ô sœurs mes fleurs, ô sœur nature.


reprise

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