Journal poétique / www.jouyanna.ch

devant chaque nuit, la douane blanche. je...

lundi 2 octobre 2017, par Anna Jouy

devant chaque nuit, la douane blanche. je travaille en clandestin dans les ateliers du poème. je me faufile parmi les pâleurs, les cires de mes frères l’intérieur glacé de leurs mains. je passe l’interstice, espion des mémoires lavées et tout ainsi me cache et de masque. je rentre ensuite dans la lourdeur de mon ombre, mon costume de farine imparfaitement ajusté . un couturier aux amples draps troque chaque soir,les épingles de ma douleur pour un fil blanc. je suis un mort à l’essai

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