Journal poétique / www.jouyanna.ch

rouliboule

mercredi 24 septembre 2014, par Anna Jouy

Et puis, la main abandonne l’élan, guerre de sécession des javelots et des balles
La force se dérobe, tranchée de bowling pour s’effacer parmi les quilles

Je roule encore, je roule en perdant mon poème, cambouis de rotative
Élimant mes croisières, ascèse des courants d’air.
Une mue me déshabille, bobines de paroles, de rires électriques
Les fils dénudés, la pelote d’éclairs
Quelque chose disjoncte à cœur.

Les morts aussi continuent leurs poussées, au hasard pour faucher leurs resquilles
Cheveux ongles chrysanthème ils vont encore un bout de chemin
C’est l’arbre couché que j’entasse, briques de feu, mortes sèves qui suintent
On dit de lui qu’il est vivant, bûches n’ayant plus que l’âtre pour atteindre le ciel.

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