Journal poétique / www.jouyanna.ch

poème

jeudi 25 septembre 2014, par Anna Jouy

pensée à l’équerre d’un vieux ciel
il faut entêter grave
aller dans les archives d’ardoise
on lui doit combien ?
l’œil prolifère et se multiplie
aux croisements des lumières
nos prisons
grouillantes de l’univers
cœurs brisés à la sortie du moule
en direct sans étape
vers l’absence
je cherche un cadeau sous les pierres
un crachat caché
un jour on dira que j’étais humaine
en attendant je tamise les chemins
d’un temps moins ogre


peut-on prendre ensemble un voyage d’avance avec des poèmes de souliers ?

on avait ciblé des bulles de scaphandre où vont s’étourdir les mouches
quand l’amour se retire
il ne reste que la nudité pour se cacher

alors espérer mettre un chiffon dans la boîte à nuages
et marcher le long du mirage

****
secouer mes peignes
ratures aux dents longues fichées dans la tignasse
et grenades en garniture
l’ étendard nu pour les jeux de barricades
le vent m’ignore tandis que la nuit me chuchote des avenirs défaits

il faut baiser l’orage
j’ai déjà presque tout tué
les morts iront -colin maillard -à tâtons d’os mettre leurs figures sur la première histoire qui passe

greffe des doigts comme un gant en peau de désir
je fixe le trou
planqué dans mon blanc d’oeil
modeste vertige galactique
une épingle dans le cortex du ciel


reprise

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