Journal poétique / www.jouyanna.ch

temps

jeudi 20 novembre 2014, par Anna Jouy

Les dieux ont été lyophilisés il y a quelque temps déjà

Si quelqu’un avait la lumière,
la garderait-il dans le bocal des confettis d’automne ?
(Non, alors,) je gouverne mon pécule de rêveries.
Je recense mes rhumes de lingeries
dévore ces craquelures
abordées à l’aveugle.
Il y a toujours un lambeau blanc,
un accroc de soleil dans le soliloque du cerveau.
un truc tout blanc épais tranquille touffu de silence.
Il me devient de moins en moins possible
d’accepter avoir été pêcheuse de vide.
Mes idées valent bien des barbelés.

Je pustule à vif.
La peau fait un tam-tam qui éclabousse mes os.
Je frissonne à la vibration, au plus fort de la nuit qui s’achève,
il faut ranger les fantômes dans leurs voyages,
aller dans les archives d’ardoise
chercher à mains bandées les mots de la survie
aller à la raquette extraire de l’air au puits
et ponter des cœurs de sansonnets dans les dolmens du matin
Je suis la copiste des secousses telluriques.
Météorologie des caprices,
des arbres aux ongles courts portent le ciel
à l’aspect d’aube sans fin.

Aube en apnée.
Naissance sous les doigts d’un jour dont tous les accrocs font dentelle,
mes douleurs transmutées éclosent comme des végétations de brume.
Les échelles couchées traversent l’horizon,
portes blanches partout sur l’infini.
Peut-être gèlera-t-il des mélodies sur les fils électriques.
Le monde bruisse dans les siphons du vent
c’est la dialyse des joyaux,
(c’est)chercher dans les choses précaires la consolation éternelle.
( Lors, par) cent degrés de décontamination silencieuse,

(avec) le vibreur-lisseur de chair de poule (et) le défibrillateur d’écailles.
(viennent les) orgasmes en perm’ de soleil.

Les papillons de poitrine sont si frêles
qu’ils passent à l’envers du décor,
(là où) si les anges ont bien fait l’amour
il y aura de l’eau du sang
et toujours un poème.


reprise

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