Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 338

mercredi 21 janvier 2015, par Anna Jouy

Le cahier se remplit du jour sans histoire. C’est ce qu’est le journal : une éternelle aube dans laquelle il n’y a rien à trouver. Une venue obligée, comme si je devais glisser dans la fente étroite d’un lecteur de carte à puce mon droit ou mon devoir d’aller plus avant. Je me présente devant l’aube, souvent encore épuisée mais sans sommeil. Je me glisse dans le journal, je quittance et puis je m’en vais « vaquante » du verbe vaquer. Il faut le faire sinon la lumière en deviendrait absurde et il y aurait trahison (je cherche un mot moins dramatique) de ce que je devrais faire et ne peux pas.
Le 21 janvier 2015, je poursuis sentant en moi quelque chose de la nuit dont un autre dit qu’elle est échouée. Ici je ne sais pas si la nuit vient de la mer et se meurt sur la plage ou si elle est cette longue énergie impuissante de la terre qui s’écroule dans l’océan.

Elle se lève dans les limbes fuligineux d’un vieux sommeil
Grattant la cataracte de l’aube- il est si tôt qu’on dirait le ciel aveugle
Aucune raison au linteau, la joie épinière de vivre encore exaucée pourtant
Elle se lève, contrefaçon d’oiseau, intension égosillée, faut-il retweeter ?
L’organe officiel de ses palabres empli du procès continu de la lumière
Ça y est ce jour est inscrit


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