Journal poétique / www.jouyanna.ch

vernissage

lundi 17 août 2015, par Anna Jouy

Taloche des pigments, des textures, il frissonne sur les laines d’un geste d’encre... Il appelle comme ça l’autre face des choses à remonter vers lui. Un autre langage, fait d’ombre et de lumière. L’obscurité a cette légèreté qu’on ne trouve en somme que dans ce qu’on ne peut ni posséder ni retenir. Goûter avec amertume ces contradictions du monde.
Entrer, sortir quand on veut, ce sont ses mots. Il a créé des choses noires, des murs, des idées. Parfois un tombeau. Et l’œil circule.
S’arrêter. Regarder, poser son corps, sans délivrance, dans un angle presque annulé de la pièce. S’’enfanter lentement. Arrondir la mort au fœtus neuf. Le ventre appelle. Il voudrait. Il affirme. Grimper ses espaliers de ciels, descendre en soi vérifier ses racines.

Approfondir, traverser le temps, comme faire un Paris Roubaix et retour. Ça demande de suivre les pavés.


John Armleder, Daniel Dewar | Critique | Decorum. Tapis et ...
www.paris-art.com500 × 395

< >

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.