Journal poétique / www.jouyanna.ch

Jung is typing 1

lundi 28 mars 2016, par Anna Jouy

Je cherche à déposer ma forme dans la boîte de la nuit. Mon corps se plie, voiles démâtées, et la maison se laisse emporter vers le large. Prendre les angles du silence, les contours d’une étoile où épingler les vents.
J’épouse les fluxions du sommeil, adhérences d’un vieux mal de poitrine. Des eaux montent, déluges et prophéties.

N’étions –nous les pires violeurs d’humanité et que vaut notre peur face à celle du camp des anciens morts ?

Je tasse ma chair et mon âme de mots dans l’étui de l’oubli. La maison flotte sur des rivières imprévues, déracinée. Et ma voix, comme une étrave, tranche dans l’eau. Il me vient en tête de trouver un regard, où tomberaient les vagues. Un regard, comme la serrure de Dieu. Il ne peut en être différemment. C’est au nœud coulant de l’au-delà qu’il faut chercher amarre.

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