Journal poétique / www.jouyanna.ch

journal de l’aube 534

mercredi 30 mars 2016, par Anna Jouy

Interruption. Le courant du songe vient de disjoncter laissant quelques picots sur les jambes. Les plombs qui chavirent du côté ouvert de la nuit. Alors l’éveil entre par les pores et se glisse, et, émanations, nous imprègne. Le rêve recule dans la tête. On échoue dans le quotidien avec un sentiment d’avorton. La nuit trop vaste pure, nous expulse de la tiédeur de ses désirs, ses idéaux de repos, d‘oublis et de mesures compensatoires. L’étonnement de ne pas en être, d’être de ces faux jetons, mi-conscients, mi rêveurs, les deux faces de la vie. Il faut pourtant choisir son camp, celui des ombres ou celui des lumières .

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